Aujourd’hui, le terme « réseau social » est tellement surexploité qu’il en est galvaudé. Contrairement à ce que les médias nous laissent croire, les « réseaux sociaux » ne rythment pas nos vies. Ne culpabilisez pas si vous avez un profil Facebook mais que vous n’y allez jamais. Ne vous sentez pas ringards si vous ne savez même pas à quoi ressemble Twitter. Même si tous les jours, vous entendez parler de l’importance des « réseaux sociaux », de la façon dont ils ont révolutionné le monde et la Communication; vous, vous n’avez probablement rien d’intéressant à y faire !

Vous êtes dépassé, voire ringard

Annoying facebook GirlLes médias nous répètent tous les jours que les réseaux sociaux changent le monde, que la Toile s’enflamme sur un tweet, que la campagne s’intensifie sur Facebook, etc…
Parfois, vous vous sentez dépassé voire ringard parce que tout ça est bien loin de vous. Vous avez l’impression qu’il existe un monde parallèle qui s’agite, qui « buzze », qui « clashe », qui s’enflamme, un monde auquel vous n’appartenez pas!

Ce monde génial, peuplé de gens qui ont des choses à dire, à chaque instant, sur chaque sujet, « the place to be » pour personnes informées, c’est celui des réseaux sociaux.
La communication se fait désormais minute par minute, entre « tweet clashs » et « buzz », là où vous n’êtes pas.

Micro événements

Icones réseaux sociauxLorsqu’on parle de réseaux sociaux, on pense évidemment à Facebook mais également à Twitter (dont beaucoup n’ont jamais vu le moindre tweets). Il y a aussi les réseaux professionnels, genre Viadeo ou LinkedIn qui doivent encore prouver leurs efficacités. Enfin il y a Foursquare, l’application qui sert à vous géolocaliser. Les forums de discussion n’en font bizarrement pas partie..

Il y a un côté snob et élitiste parmi les journalistes à vendre les réseaux sociaux, comme les outils du 21ème siècle. Toujours à la recherche du micro événement qui pourrait éventuellement en devenir un vrai, les médias ne loupent jamais une occasion de relater une conversation, un débat anecdotique pour en faire un « buzz ».

On recense en France environ 20 millions de profils Facebook et 2 millions de comptes Twitter. Les chiffres sont impressionnants certes mais il est impossible de savoir combien sont réellement actifs. Pour Foursquare et les réseaux professionnels, c’est encore pire, personne ne les utilise réellement.

Avoir une activité quotidienne sur les réseaux sociaux relève de l’acharnement

En 2011, sur Facebook, les pages comptant le plus de fans étaient celles d’Eminem, Rihanna, Youtube et Texas Hold’em. Le public le plus actif sur ces plate-formes sont les jeunes entre 18 et 34 ans, qui représentent la moitié des profils. Il s’agit de lycéens, d’étudiants, de jeunes actifs qui par définition communiquent énormément entre eux. Est-ce que ce sont eux qui créent l’actualité ? Non.

Même si vous passiez toute votre journée sur Facebook, vous ne trouveriez probablement rien d’intéressant, rien qui puisse passionner un média national. Votre cercle d’amis partage certes quelques liens ou racontent leur vie mais rien ne fera le buzz.
Sur Twitter, c’est pire. Vous espérez suivre l’actualité, il faudrait suivre les comptes de centaines de personnes différentes, connues ou pas, pour grappiller une info intéressante. Si cela arrivait, qu’en feriez-vous?

Des outils de communication, pas d’information

Beaucoup de gens ont l’air de culpabiliser de ne pas être connectés, de ne pas savoir comment ça marche, d’être dépassés car les médias exagèrent et magnifient le rôle joué par les réseaux sociaux.

Twitter et Facebook ne sont pas des fins en soi. Ce sont des moyens de communication destinés à ceux qui… communiquent. Ce sont des outils dont se servent aujourd’hui les journalistes, les communicants, les hommes politiques ou les marques pour créer ou relayer des épiphénomènes. Le rythme effréné de publication fait qu’ils pourront toujours trouver une nouveauté, une information. C’est ainsi qu’aujourd’hui Twitter ressemble à un mélange de messagerie instantanée, de forum de discussion et de dépêches AFP sans grand intérêt pour le commun des mortels. Ne soyez plus gênés de ne pas être présents sur les réseaux sociaux, vous n’y trouverez rien d’intéressant…

Join the conversation! 2 Comments

  1. ah! c’était donc ça! J’ai aussi l’impression que les réseaux sociaux occupent les gens qui n’ont rien d’autre à faire.
    Je me suis rebranchée récemment sur twitter ça a un petit intérêt, autant que si j’avais l’occasion de discuter d’avantage avec des gens de mon quartier pour avoir des infos complémentaires sur ce qui s’y passe. Malheureusement je n’ai pas toujours le réflexe ni la disponibilité de tweeter les infos utiles que j’aimerais moi-même y trouver.

  2. J’ai un profil Facebook mais je n’y vais quasiment jamais.
    Je ne sais pas à quoi ressemble Twitter, juste entendu parler.
    J’estime n’avoir rien d’intéressant à y faire.
    Je ne me sens ni dépassé ni ringard, c’est en effet bien loin de moi.
    Je pense avoir des choses plus intéressantes à faire et ça m’arrange quelque part de ne pas faire partie de l’univers des réseaux sociaux.

    Le constat actuel est à mon sens aussi bien navrant qu’alarmant. L’actualité est devenue un buzz permanent. Où est désormais l’utilité intrinsèque? Je vais prendre l’exemple de Google Actualités qui est à l’heure actuelle un véritable « foutoir », trop d’infos tue l’info, c’est à s’y perdre. Où est passé le modèle plutôt simple et efficace qui prévalait avant?

    Vous me direz, les réseaux sociaux sont une manière d’occuper son temps quand on a rien d’autre à faire.
    Quand je vois les personnalités politiques qui s’acharnent sur Twitter, ça me désole pour eux. Sans doute raison pour laquelle je ne regarde le JT qu’une à deux fois par mois.

    Il n’y a plus de limite(s) avec les réseaux sociaux. Il sont d’une façon devenus incontournables, indispensables j’en suis moins sûr.

    Dans ce contexte de « sur-buzzation », je préfère m’adonner à d’autres activités qui ne viendront pas m’encombrer de choses inutiles.
    Je finirai sur la campagne présidentielle qui est devenue un foin médiatique, pesant, lourd, omniprésent comme si la vie de tous les jours se résumait à la politique.

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Société

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